Les tendons et l’appareil locomoteur du cheval
Anatomie du cheval

Les tendons et l’appareil locomoteur du cheval

H Horseee 23 juin 2026 6 min de lecture

On dit souvent qu’un cheval, c’est avant tout des jambes. Derrière chaque foulée se cache une mécanique remarquable de précision : des os, des articulations et surtout des tendons et des ligaments qui encaissent des forces énormes. Comprendre cet appareil locomoteur, et en particulier les tendons du bas de la jambe, aide à mieux protéger son cheval et à repérer tôt les ennuis. Voici l’essentiel.

5
Fiche de révision

L'appareil locomoteur

L'essentiel à retenir

L'ensemble

  • Os, articulations, muscles
  • Tendons et ligaments
  • Tout le moteur du mouvement

Les tendons

  • Tendons fléchisseurs et extenseur
  • Ligament suspenseur
  • Le bas de la jambe, sans muscle

La prévention

  • Chaleur ou gonflement = alerte
  • Échauffer, bien doser
  • Bons terrains

À retenir : Les tendons relient muscles et os et encaissent les chocs. Une chaleur ou un gonflement au bas de la jambe doit toujours alerter.

L’appareil locomoteur, qu’est-ce que c’est ?

L’appareil locomoteur, c’est l’ensemble des structures qui permettent au cheval de bouger : les os, qui forment la charpente, les articulations, qui sont les points de jonction mobiles, les muscles, qui produisent la force, et enfin les tendons et les ligaments, qui transmettent cette force et stabilisent le tout. Chaque pièce dépend des autres, et c’est leur bon fonctionnement d’ensemble qui donne au cheval sa locomotion. Pour replacer ces structures dans la jambe, notre fiche sur les parties des membres du cheval est un bon point de départ.

Une particularité du cheval saute aux yeux : le bas de sa jambe, sous le genou et le jarret, ne contient quasiment pas de muscle. Tout y fonctionne grâce à de longs tendons, comme des câbles, commandés à distance par les muscles situés plus haut. C’est élégant et efficace, mais cela rend cette zone fragile, car un tendon abîmé met très longtemps à guérir.

Les tendons du bas de la jambe

Tendons et ligaments se ressemblent mais ont des rôles distincts : un tendon relie un muscle à un os et transmet la force, tandis qu’un ligament relie deux os et stabilise une articulation. Sur le canon, on trouve quelques structures clés que le schéma ci-dessous met en évidence.

Schéma des tendons du bas de la jambe du cheval : tendon extenseur, fléchisseur, ligament suspenseur
Les principaux tendons et ligaments du canon, vus de profil.
StructureSon rôle
Le tendon extenseurÀ l’avant du canon, il tend le membre et avance le pied
Les tendons fléchisseursÀ l’arrière du canon, ils plient le membre et soutiennent le boulet
Le ligament suspenseurIl soutient le boulet et amortit à chaque foulée

Les tendons fléchisseurs, à l’arrière, sont les plus sollicités et les plus exposés aux blessures. À chaque appui, ils encaissent des forces considérables, surtout à la réception d’un saut ou sur un sol qui s’enfonce. C’est là que se déclarent la plupart des tendinites.

Repérer et prévenir les blessures

La blessure la plus redoutée est la tendinite, l’inflammation d’un tendon, souvent due à un effort trop intense, un mauvais terrain ou un manque d’échauffement. Le signe d’alerte est simple à mémoriser : une chaleur et un gonflement à l’arrière du canon, parfois accompagnés d’une boiterie. Devant ces signes, on arrête le travail et on appelle le vétérinaire, car un tendon mal soigné peut mettre des mois à cicatriser, voire compromettre la carrière du cheval.

La bonne nouvelle, c’est que beaucoup de ces blessures s’évitent. Un cheval bien échauffé, travaillé progressivement et sur de bons terrains, ménage ses tendons. Le palper régulièrement, par exemple au moment du pansage, permet de détecter une chaleur anormale avant qu’elle ne s’aggrave.

Ce qui protège les tendons

  • Un bon échauffement
  • Un travail progressif
  • Des sols réguliers
  • Palper les jambes chaque jour

Ce qui les met en danger

  • Partir au galop à froid
  • Sols durs ou trop profonds
  • Travail trop intense d'un coup
  • Ignorer une chaleur au canon

L’échauffement est l’une des meilleures protections, sujet que nous détaillons dans la fiche sur l’échauffement et la récupération du cheval. Les protections de membres peuvent aussi limiter les coups, comme nous le voyons dans la fiche sur les protections du cheval.

Teste tes connaissances

Quiz : tendons et appareil locomoteur

4 questions
  1. Que contient surtout le bas de la jambe du cheval ?

  2. Quelle est la différence entre un tendon et un ligament ?

  3. Quel signe trahit une tendinite ?

  4. Comment protéger les tendons ?

Questions fréquentes

Pourquoi une tendinite est-elle si grave ?

Parce que le tendon est un tissu peu vascularisé, qui cicatrise très lentement. Une tendinite demande souvent plusieurs mois de repos et une reprise très progressive, et un tendon réparé reste plus fragile qu’avant.

Comment palper les tendons de mon cheval ?

Membre posé puis levé, on passe les doigts le long de l’arrière du canon pour sentir d’éventuelles chaleurs, gonflements ou points sensibles. On compare toujours avec l’autre jambe. Au moindre doute, on demande l’avis du vétérinaire.

Les protections évitent-elles les tendinites ?

Pas vraiment. Les protections limitent surtout les coups et les atteintes, mais ne suppriment pas le risque de tendinite, qui vient de l’effort lui-même. La meilleure prévention reste l’échauffement et un travail bien dosé.

Un sol trop profond est-il dangereux ?

Oui. Un sol qui s’enfonce trop demande un effort supplémentaire aux tendons et fatigue les jambes. Un sol trop dur est tout aussi mauvais, car il augmente les chocs. On recherche un terrain souple mais ferme et régulier.

À lire aussi

H

Horseee

Cavaliers, moniteurs et passionnés, nous rédigeons des guides clairs pour rendre l’équitation accessible à tous.