Les jambes du cheval sont à la fois puissantes et fragiles. Tendons, articulations et talons encaissent les chocs du travail et peuvent vite se blesser, à l’entraînement comme dans le van. Les protections existent pour limiter ces risques. Encore faut-il savoir lesquelles choisir, quand les mettre et comment les poser. Voici un tour d’horizon complet.
Les protections du cheval
À quoi ça sert
- Protéger tendons et articulations
- Éviter coups et frottements
- Au travail et au transport
Les types
- Guêtres et protège-boulets
- Cloches pour les talons
- Protections de transport
Les régler
- Bien ajustées, ni trop serrées
- Propres et sèches
- Retirées après l'effort
À retenir : On protège les membres au travail et au transport. Une protection mal posée gêne plus qu'elle ne protège.
Pourquoi protéger les membres ?
Le bas de la jambe du cheval est une zone sensible, faite surtout de tendons, d’os et de peau fine, avec très peu de muscle pour amortir. Un cheval peut se blesser tout seul en se touchant les membres, ce qu’on appelle s’atteindre, ou recevoir un coup en sautant, en tournant court ou en jouant au pré. Les protections amortissent ces chocs et limitent les frottements. Pour comprendre ce qu’elles protègent, notre fiche sur les parties des membres du cheval est un bon complément.
Elles ne servent pas qu’au travail. Le transport est un moment à risque, car le cheval est ballotté dans le van et peut se marcher dessus à chaque freinage. C’est pourquoi on utilise des protections spécifiques pour le voyage. Attention cependant, une protection n’est pas une assurance tous risques : mal choisie ou mal posée, elle peut serrer un tendon ou retenir la chaleur, et faire plus de mal que de bien.
Les principales protections
Chaque protection a une zone et un usage précis. Voici les quatre grandes familles que tu croiseras le plus souvent, illustrées ci-dessous.

| Protection | Où et pourquoi |
|---|---|
| La guêtre | Sur les antérieurs, protège les tendons des chocs au travail |
| Le protège-boulet | Sur les postérieurs, protège le boulet quand le cheval s’atteint |
| La cloche | Entoure le paturon, protège les talons et évite le déferrage |
| La protection de transport | Haute et rembourrée, protège la jambe du genou au sabot dans le van |
À cela s’ajoutent les bandes de travail ou de repos, qui s’enroulent autour du canon sur une plaque de mousse. Elles soutiennent ou protègent, mais demandent un vrai savoir-faire : mal posées, elles peuvent gêner la circulation. On les réserve donc aux cavaliers expérimentés ou à la supervision d’un moniteur.
Bien les mettre et les entretenir
Une protection ne sert que si elle est bien posée. On la place dans le bon sens, l’ouverture des fermetures vers l’arrière, et on l’ajuste fermement mais sans serrer comme un garrot : on doit pouvoir glisser un doigt dessous. Les cloches se retournent souvent comme une chaussette pour les enfiler. Et l’on n’oublie jamais de retirer les protections après le travail, car laissées en place elles retiennent la chaleur et l’humidité autour du tendon.
Les bons réflexes
- Protections propres et sèches
- Ajustées, un doigt passe dessous
- Retirées juste après l'effort
- Adaptées à l'activité
Les erreurs à éviter
- Les laisser en place des heures
- Trop serrer sur le tendon
- Les poser à l'envers
- Réutiliser des protections boueuses
Enfin, on les entretient comme le reste du matériel : un coup de brosse ou un passage à l’eau pour retirer le sable et la boue, puis un séchage à l’air. Une protection propre, sèche et bien ajustée fait parfaitement son travail et dure longtemps.
Teste tes connaissances
Quiz : les protections du cheval
4 questions-
À quoi sert principalement une guêtre ?
La guêtre protège les tendons du bas de la jambe contre les chocs au travail.
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Que protège une cloche ?
La cloche entoure le paturon, protège les talons et limite le risque que le cheval s’arrache un fer.
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Quand retire-t-on les protections ?
Laissées en place, elles retiennent chaleur et humidité autour du tendon. On les retire après l’effort.
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Comment doit être ajustée une protection ?
Ni trop serrée pour ne pas comprimer le tendon, ni trop lâche pour ne pas tourner.
Questions fréquentes
Faut-il toujours mettre des protections pour monter ?
Pas systématiquement. Pour une balade tranquille au pas, ce n’est pas indispensable. En revanche, dès qu’il y a des sauts, du travail rapide, des terrains accidentés ou un cheval qui a tendance à s’atteindre, elles deviennent vraiment utiles.
Guêtres ou bandes, que choisir pour débuter ?
Les guêtres, sans hésiter. Elles se posent en quelques secondes et le réglage est simple. Les bandes demandent une technique précise et un mauvais enroulement peut blesser. On les apprend plus tard, avec un moniteur.
Peut-on laisser les protections de transport pendant tout le voyage ?
Oui, c’est même leur rôle, car elles protègent la jambe des coups dans le van. On vérifie simplement qu’elles ne glissent pas et qu’elles ne serrent pas, et on les retire à l’arrivée.
Comment savoir si une protection est trop serrée ?
Si tu ne peux pas glisser un doigt entre la protection et la jambe, c’est trop serré. Une marque profonde sur le poil ou une jambe qui gonfle après le retrait sont aussi des signes d’un serrage excessif.



