Sous la robe du cheval se cache une mécanique impressionnante : plusieurs centaines de muscles qui, en se contractant, font bouger le squelette, soutiennent le dos et propulsent l’animal au galop. Au Galop 5, tu apprends à reconnaître les principaux muscles superficiels et à comprendre leur rôle. Bien les connaître, c’est mieux saisir comment ton cheval se déplace, se muscle et se fatigue. On les passe en revue région par région, schéma à l’appui.
À quoi servent les muscles
Le cheval possède plus de cinq cents muscles, qui représentent à eux seuls près de la moitié de son poids. Leur principe est simple : un muscle ne sait que se contracter, c’est-à-dire se raccourcir, puis se relâcher. En tirant sur les os auxquels il est relié par les tendons, il met le squelette en mouvement. Os, articulations et muscles forment ensemble l’appareil locomoteur, cette charpente vivante qui permet au cheval de marcher, sauter et se cabrer.
On distingue les muscles superficiels, juste sous la peau, que l’on voit se dessiner sur un cheval en forme, et les muscles profonds, plus proches du squelette. Au travail, les muscles ne servent pas qu’à avancer : ils maintiennent aussi la posture, soutiennent le dos sous le poids du cavalier et amortissent les réceptions. C’est pour cela qu’un cheval bien musclé se fatigue moins et se blesse moins facilement qu’un cheval mou ou mal préparé.
Les principaux muscles superficiels
Pas besoin de retenir les cinq cents : au Galop 5, on se concentre sur les grands muscles superficiels, ceux qui dessinent la silhouette et que l’on peut situer à l’œil. On les regroupe par région, de l’encolure à l’arrière-main.

Sur l’encolure, le brachiocéphalique descend de la tête vers l’épaule, le long du bord avant de l’encolure : il avance le membre antérieur et abaisse l’encolure. Au-dessus, le splénius et les muscles du dessus de l’encolure la redressent et la portent. Sur la tête, le masséter, la grosse joue sous l’œil, est le muscle qui sert à mâcher.
Autour de l’épaule et du bras, le trapèze coiffe le garrot et soulève l’omoplate, le deltoïde plie l’épaule, et le puissant triceps brachial, à l’arrière du bras, étend le coude et stabilise le membre à chaque appui. Plus bas, les muscles de l’avant-bras commandent le genou et le pied antérieur. Sur le poitrail, les pectoraux relient le tronc aux antérieurs et ramènent le membre sous le corps.
Sur le tronc, le large grand dorsal s’étend derrière l’épaule sur le flanc : trop tendu, il raccourcit la foulée, relâché, il libère le mouvement. Sous le ventre, les muscles abdominaux soutiennent les viscères et, surtout, aident à arrondir le dos et à engager l’arrière-main. Enfin, dans l’arrière-main, moteur du cheval, le fessier couvre la croupe et les ischio-jambiers garnissent l’arrière de la cuisse : ce sont eux qui donnent la poussée à chaque foulée et l’élan à l’obstacle.
Les muscles superficiels du cheval
L'encolure
- Masséter : la mastication
- Brachiocéphalique : avance le membre
- Splénius : porte l'encolure
L'épaule et le bras
- Trapèze : soulève l'omoplate
- Deltoïde : plie l'épaule
- Triceps : étend le coude
- Avant-bras : plie le genou
- Pectoraux : ramènent le membre
Le tronc et l'arrière-main
- Grand dorsal : le flanc
- Abdominaux : arrondissent le dos
- Fessier + ischio-jambiers : la propulsion
Les muscles, le dos et le mouvement
Tous ces muscles travaillent ensemble, jamais isolément. La règle d’or à retenir, c’est que le cheval pousse par l’arrière. La propulsion naît dans l’arrière-main, fessiers et ischio-jambiers qui étendent la hanche, puis elle se transmet au dos et passe dans les antérieurs. Le dos n’est pas un simple plancher : c’est un pont musculaire qui doit se tendre et se soulever pour porter le cavalier sans s’abîmer. Des abdominaux toniques l’aident à monter, des muscles dorsaux souples le laissent osciller.
C’est pourquoi un cheval qui se déplace le dos creux, la tête en l’air, se fatigue et s’use, alors qu’un cheval qui engage l’arrière-main et arrondit le dos se muscle dans le bon sens. Comprendre cette chaîne, de la poussée arrière au report sur le dos, c’est comprendre l’essentiel de la locomotion.
Bien muscler son cheval
Un muscle se construit comme chez un sportif : progressivement. On ne demande pas à un cheval qui sort de l’hiver les mêmes efforts qu’à un cheval entraîné. On commence chaque séance par un vrai échauffement, rênes longues, pour irriguer les muscles et éviter les claquages, et on termine par un retour au calme. Le travail en terrain varié, les transitions, le passage de barres au sol développent la ligne du dessus bien mieux que de longues heures sur un cercle.
Surtout, on respecte les signes de fatigue : un cheval qui traîne, qui se raidit ou qui transpire trop vite demande une pause. Le muscle se développe pendant le repos, pas seulement pendant l’effort. Patience et régularité font un cheval bien dans son corps, capable de travailler longtemps sans se blesser.
Teste tes connaissances

Quiz : les muscles du cheval
6 questions-
Environ combien de muscles possède le cheval ?
Le cheval possède plus de cinq cents muscles, soit près de la moitié de son poids.
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Sur le schéma muet, comment se nomme le muscle numéro 3 ?
Le numéro 3 est le brachio-céphalique : il descend le long du bord avant de l’encolure et avance le membre antérieur.
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Sur le schéma muet, le muscle numéro 7 désigne…
Le numéro 7 est le triceps brachial : à l’arrière du bras, il étend le coude et amortit chaque appui.
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Sur le schéma muet, comment se nomme le muscle numéro 12 ?
Le numéro 12 est le fessier moyen : il couvre la croupe et donne la poussée de l’arrière-main.
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D’où vient la propulsion du cheval ?
Le cheval pousse par l’arrière : fessiers et ischio-jambiers étendent la hanche, l’élan passe ensuite dans le dos.
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Comment muscle-t-on un cheval sans le blesser ?
Le muscle se construit progressivement. On échauffe, on varie le travail et on respecte les temps de repos.
La musculature s’appuie sur le squelette et anime tout le corps. Pour compléter, révise le squelette du cheval, fais le tour des parties du corps et des membres, et vois comment bien échauffer et récupérer. Pour réviser le niveau, retourne à la fiche Galop 5.
Questions fréquentes
Combien de muscles a un cheval ?
Le cheval possède plus de cinq cents muscles, qui représentent près de la moitié de son poids. Au Galop 5, on retient surtout les grands muscles superficiels, ceux qui dessinent la silhouette.
Quels sont les principaux muscles superficiels du cheval ?
De l’avant vers l’arrière : le brachiocéphalique et le splénius sur l’encolure, le trapèze, le deltoïde et le triceps autour de l’épaule, les pectoraux sur le poitrail, le grand dorsal sur le flanc, les abdominaux sous le ventre, le fessier et les ischio-jambiers dans l’arrière-main.
D'où vient la force du cheval au galop et à l'obstacle ?
De l’arrière-main. Le fessier et les ischio-jambiers étendent la hanche et donnent la poussée. Cette propulsion se transmet ensuite au dos, qui doit se tendre, puis aux antérieurs. Le cheval pousse par l’arrière, il ne se tire pas par l’avant.
Pourquoi muscler le dos du cheval ?
Le dos porte le cavalier. S’il est creux et mal soutenu, il s’abîme. Des abdominaux toniques et des muscles dorsaux souples permettent au dos de se soulever et d’amortir, pour travailler sans douleur. C’est la clé d’un cheval durable.
Comment muscler un cheval sans le blesser ?
Progressivement, comme un sportif. On échauffe rênes longues en début de séance, on varie le travail (transitions, terrain varié, barres au sol), on respecte les signes de fatigue et on laisse des temps de repos, car le muscle se construit pendant la récupération.
À quel Galop apprend-on les muscles du cheval ?
Les principaux muscles superficiels et leur rôle sont au programme du Galop 5, avec le squelette, dans la partie connaissance de l’anatomie et de la locomotion.



