Un cheval en bonne santé, c’est d’abord un cheval suivi. Vaccins, vermifuges, dents, pieds : quelques rendez-vous reviennent chaque année et préviennent bien des ennuis, parfois graves. Au Galop 5, tu apprends à connaître ces soins de base, leur rythme et leur coût. On fait le tour complet ici, du calendrier au budget à prévoir.
Pourquoi des soins réguliers
La plupart des problèmes de santé du cheval se préviennent bien plus facilement qu’ils ne se soignent, et bien moins cher. Un suivi régulier évite les maladies, repère les soucis avant qu’ils ne s’aggravent et garde le cheval confortable au travail. Certains soins sont même obligatoires : pour sortir en concours, la vaccination contre la grippe doit être à jour, sous peine de refus au départ. Prendre soin de son cheval, c’est donc à la fois une question de bien-être, de sécurité et de bon sens financier.
La vaccination
La vaccination protège le cheval des maladies contagieuses. La plus courante vise la grippe équine, une maladie respiratoire très contagieuse : son rappel se fait une fois par an et il est exigé en compétition. Vient ensuite le tétanos, dont le rappel revient tous les deux à trois ans. Cette protection est essentielle, car le tétanos, contracté par une simple plaie souillée, est presque toujours mortel. Selon les régions et l’élevage, on ajoute parfois la rhinopneumonie, importante pour les juments pleines, ou la rage.
La première vaccination se fait toujours en deux injections espacées d’un mois, avant de passer aux rappels. Toutes les dates sont notées dans le livret du cheval, qui sert de carnet de vaccination officiel et que l’on présente en concours.
Le vermifuge
Le vermifuge débarrasse le cheval des parasites internes, les vers, qui fatiguent l’organisme, abîment les intestins et peuvent provoquer des coliques. On le donne en général deux à quatre fois par an, davantage pour un cheval vivant au pré, exposé en permanence sur l’herbe. On adapte aussi le produit aux saisons, car les parasites visés ne sont pas les mêmes au printemps et en automne.
L’idéal est de réaliser de temps en temps une coproscopie, une analyse des crottins, pour ne vermifuger que lorsque c’est utile. On évite ainsi de traiter un cheval déjà sain et, surtout, on limite la résistance des parasites aux médicaments, un vrai problème quand on vermifuge à l’aveugle toute l’année.
Les dents
Les dents du cheval poussent en continu et s’usent de façon inégale, formant des pointes coupantes, les surdents, qui blessent les joues et la langue. Un contrôle annuel par un vétérinaire dentiste ou un technicien dentaire permet de limer ces pointes, parfois sous légère sédation. Un cheval qui mâche de travers, laisse tomber des boulettes de nourriture, secoue la tête ou résiste au mors a souvent un problème de dents. C’est aussi pour cela que le mors doit être bien réglé et adapté à sa bouche.
Les pieds
« Pas de pied, pas de cheval » : l’adage dit tout. Le maréchal-ferrant intervient toutes les cinq à sept semaines pour parer les pieds, c’est-à-dire couper et équilibrer la corne qui pousse sans cesse, et ferrer le cheval si son activité l’exige. Un cheval qui travaille peu sur sol dur peut souvent rester pieds nus, ce qui revient moins cher. Un pied négligé se déséquilibre, s’abîme et finit par gêner toute la locomotion.

Entre deux passages du maréchal, c’est au cavalier de prendre le relais : on cure les pieds chaque jour pour enlever cailloux et terre, on surveille l’état de la corne et l’odeur de la fourchette, qui peut trahir une pourriture. Ce geste quotidien, simple, évite bien des boiteries.
La surveillance quotidienne
Entre les rendez-vous, c’est l’œil du cavalier qui compte le plus. Chaque jour, on vérifie que le cheval mange normalement, que ses crottins sont bien formés, que son œil est vif et qu’il se déplace sans boiter. La température normale tourne autour de 38 °C, le rythme cardiaque au repos autour de 30 à 40 battements par minute. Le moindre changement, un cheval qui boude sa ration, qui transpire au repos, qui se couche sans arrêt ou qui reste à l’écart du groupe, mérite qu’on s’y attarde : repérer tôt un souci, surtout une colique, peut sauver le cheval.
Combien coûtent les soins ?
Les soins de santé représentent une part importante du budget d’un cheval. Les tarifs varient selon la région, le professionnel et les besoins de l’animal, mais voici des fourchettes indicatives pour s’y retrouver.
| Soin | Fréquence | Prix indicatif |
|---|---|---|
| Vaccin grippe (rappel) | 1 fois par an | 40 à 80 € (vaccin et déplacement) |
| Vaccin tétanos (rappel) | Tous les 2 à 3 ans | Souvent couplé à la grippe |
| Vermifuge | 2 à 4 fois par an | 10 à 30 € le tube |
| Dentiste | 1 fois par an | 70 à 100 € la séance |
| Parage (pieds nus) | Toutes les 5 à 7 semaines | 35 à 55 € |
| Ferrure (4 pieds) | Toutes les 5 à 7 semaines | 80 à 140 € |
| Total annuel (soins de routine) | Sur l’année | ≈ 500 à 900 € pieds nus, 1 000 à 1 600 € ferré |
Le poste le plus lourd sur l’année est souvent le maréchal-ferrant, justement parce qu’il revient toutes les six semaines environ. Un cheval ferré peut ainsi coûter plus de mille euros par an rien qu’en entretien des pieds, contre quelques centaines pour un cheval pieds nus. À cela s’ajoute toujours une marge pour l’imprévu : une plaie, une colique ou une boiterie peuvent vite faire grimper la facture vétérinaire à plusieurs centaines d’euros. Beaucoup de propriétaires souscrivent pour cela une assurance santé pour leur cheval.
Les soins de santé du cheval
Vaccins
- Grippe : rappel chaque année
- Tétanos : tous les 2 à 3 ans
- Primo : 2 injections
Interne et dents
- Vermifuge : 2 à 4 fois par an
- Dents : contrôle annuel
- Coproscopie utile
Pieds et budget
- Pieds : parage toutes les 5-7 semaines
- Curage quotidien
- Prévoir l'imprévu
Teste tes connaissances
Quiz : les soins de santé
6 questions-
À quelle fréquence fait-on le rappel du vaccin contre la grippe ?
Le rappel de la grippe équine se fait une fois par an. Il est obligatoire pour sortir en compétition.
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Pourquoi vermifuge-t-on un cheval ?
Le vermifuge élimine les vers, qui fatiguent le cheval et peuvent provoquer des coliques. On le donne 2 à 4 fois par an.
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À quelle fréquence contrôle-t-on les dents du cheval ?
Un contrôle dentaire annuel permet de limer les surdents qui se forment et blessent la bouche.
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Tous les combien intervient le maréchal-ferrant ?
Le maréchal pare et ferre toutes les 5 à 7 semaines, car la corne du pied pousse en continu. C’est souvent le plus gros poste de soins.
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Combien coûte environ un rappel de vaccin contre la grippe ?
Comptez en moyenne 40 à 80 € pour un rappel de grippe, frais de déplacement du vétérinaire compris.
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Quel soin est obligatoire pour sortir en concours ?
La vaccination contre la grippe doit être à jour, sous peine de refus au départ en compétition.
Les soins de santé vont de pair avec une bonne hygiène de vie. Pour compléter, soigne le pansage, veille à l’alimentation et connais le sabot et la ferrure. Pour le reste, retourne à la fiche Galop 5.
Questions fréquentes
Quels sont les soins de santé indispensables d'un cheval ?
La vaccination (grippe chaque année, tétanos tous les 2 à 3 ans), le vermifuge 2 à 4 fois par an, un contrôle dentaire annuel et le passage du maréchal-ferrant toutes les 5 à 7 semaines. À cela s’ajoutent le pansage et la surveillance quotidienne, qui ne coûtent rien mais évitent beaucoup.
Combien coûtent les soins d'un cheval par an ?
Cela varie beaucoup, mais comptez environ 40 à 80 € par rappel de vaccin, 10 à 30 € par vermifuge, 70 à 100 € pour le dentiste annuel, et 35 à 55 € le parage ou 80 à 140 € la ferrure toutes les six semaines. Le maréchal est le poste le plus lourd, surtout pour un cheval ferré.
À quelle fréquence vacciner son cheval ?
Le rappel contre la grippe équine se fait une fois par an, celui du tétanos tous les deux à trois ans. La première vaccination se fait toujours en deux injections espacées d’un mois. La grippe à jour est obligatoire pour la compétition.
Combien de fois vermifuger un cheval par an ?
Deux à quatre fois par an en général, davantage pour un cheval vivant au pré. L’idéal est de réaliser une coproscopie, une analyse de crottins, pour ne vermifuger qu’au besoin et limiter la résistance des parasites.
Faut-il ferrer son cheval ?
Pas toujours. Un cheval qui travaille peu, sur des sols souples, peut souvent rester pieds nus, ce qui coûte moins cher et reste sain. La ferrure devient utile pour un cheval qui travaille beaucoup sur sol dur ou dont les pieds s’usent vite. C’est le maréchal qui conseille au cas par cas.
À quel Galop apprend-on les soins de santé ?
Les soins de santé de base, leur fréquence et leur coût sont au programme du Galop 5, dans la partie connaissance et entretien du cheval.



