Le mécanisme du pas et du trot
Allures du cheval

Le mécanisme du pas et du trot

H Horseee 23 juin 2026 7 min de lecture

On marche, on trotte, on galope… mais sait-on vraiment ce qui se passe sous nos pieds ? Au Galop 3, on apprend à décortiquer le mécanisme des allures pour mieux les ressentir et les juger. Comprendre comment se posent les jambes du cheval au pas et au trot change la façon dont on accompagne le mouvement en selle. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ces deux allures.

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Fiche de révision

Le pas et le trot

L'essentiel à retenir

Le pas

  • Pas : allure marchée
  • 4 temps, 4 battues
  • Pas de suspension

Le trot

  • Trot : allure sautée
  • 2 temps, par diagonales
  • Avec suspension

Juger l'allure

  • Régularité des temps
  • Amplitude et cadence
  • Le moteur vient de l'arrière

À retenir : Le pas est une marche à 4 temps, le trot une allure sautée à 2 temps par diagonales. La régularité fait la qualité.

Avant d’entrer dans le détail, une image vaut mieux qu’un long discours. Voici les deux allures côte à côte, le pas tranquille et le trot plus dynamique.

Le pas, une allure marchée

Le pas est l’allure la plus lente et la plus calme. C’est une allure dite marchée, car il n’y a jamais de moment où le cheval quitte le sol : à tout instant, au moins deux pieds restent posés. Les quatre membres se posent l’un après l’autre, ce qui donne quatre battues bien distinctes que l’on peut entendre. On parle donc d’une allure à quatre temps.

L’ordre de poser suit une logique régulière, en commençant par un postérieur puis l’antérieur du même côté, et ainsi de suite. Le schéma ci-dessous illustre cette séquence. Comme il n’y a pas de suspension, le pas est très confortable et sert à se déplacer tranquillement, à récupérer après un effort, ou à travailler dans le calme.

Schéma des appuis du pas (4 temps numérotés) et du trot (2 temps par diagonales)
Au pas, les quatre pieds se posent l’un après l’autre. Au trot, par diagonales.

Un détail compte beaucoup au pas : le balancier de l’encolure. À chaque foulée, le cheval avance et recule légèrement la tête pour s’équilibrer. Le cavalier doit suivre ce mouvement avec ses mains, sans le bloquer, sous peine de gêner le cheval. C’est l’une des premières sensations fines que l’on apprend à respecter. On distingue par ailleurs plusieurs nuances de pas, du pas moyen au pas allongé qui couvre plus de terrain, en passant par le pas rassemblé, plus court et plus relevé.

Le trot, une allure sautée

Le trot est tout autre chose. C’est une allure sautée à deux temps, où les membres fonctionnent par diagonales : l’antérieur d’un côté et le postérieur de l’autre se posent et se lèvent ensemble. On entend donc deux battues seulement. Entre les deux diagonales, il existe un bref instant où le cheval n’a plus aucun pied au sol : c’est le temps de suspension, qui donne au trot son côté sautillant et rebondissant.

C’est précisément à cause de cette suspension que le trot secoue le cavalier, et qu’il faut apprendre à l’accompagner. On peut rester assis, c’est le trot assis, ou se lever et se rasseoir en rythme avec une diagonale, c’est le trot enlevé. Bien choisir le moment où l’on se lève s’appelle trotter sur le bon diagonal, une notion détaillée dans notre fiche sur le bon diagonal et le bon pied.

Comme le pas, le trot se décline. On parle de trot de travail, l’allure de base régulière, de trot moyen et de trot allongé, plus amples et qui couvrent davantage de terrain, et de trot rassemblé, plus court et relevé, demandé aux niveaux avancés. Dans tous les cas, ce qui compte est la régularité des deux temps.

Pas et trot en un coup d’oeil

Pour bien retenir ce qui distingue ces deux allures, rien ne vaut une comparaison directe. Le tableau ci-dessous résume leurs grandes caractéristiques.

CritèreLe pasLe trot
Type d’allureMarchéeSautée
Nombre de temps4 temps2 temps
FonctionnementUn pied après l’autrePar diagonales
Temps de suspensionAucunOui, entre les diagonales
Vitesse moyenneEnviron 6 km/hEnviron 13 km/h

Ces deux allures, avec le galop, forment les trois allures naturelles du cheval. Pour aller plus loin, notre fiche sur le mécanisme du galop complète le tableau avec la troisième.

Passer du pas au trot

Le passage d’une allure à l’autre, la transition, est un bon révélateur de la qualité du travail. Pour passer du pas au trot, on prépare son cheval en le gardant actif, puis on demande avec les jambes tout en laissant les mains accompagner. Une bonne transition est nette et fluide, ni précipitée ni molle. À l’inverse, redescendre du trot au pas se fait surtout avec l’assiette et le dos, plus qu’en tirant sur les rênes. Multiplier ces transitions assouplit le cheval et le rend attentif.

Bien les ressentir et les juger

Décortiquer le mécanisme n’est pas un exercice purement théorique : cela aide à mieux sentir le cheval sous la selle. Quand tu sais que le pas a quatre temps, tu peux suivre le balancement de l’encolure à chaque foulée. Quand tu sais que le trot fonctionne par diagonales, tu comprends pourquoi tu te lèves au bon moment en trot enlevé.

Juger une allure repose ensuite sur trois critères simples. La régularité d’abord : les temps sont-ils bien réguliers et égaux ? L’amplitude ensuite : le cheval couvre-t-il du terrain ou avance-t-il à petits pas ? La cadence, enfin, ce rythme soutenu et constant qui donne une impression d’aisance. Une belle allure est régulière, ample et cadencée, avec un moteur qui vient de l’arrière-main. À l’inverse, une allure irrégulière ou désunie signale un souci, comme nous le voyons dans la fiche sur les allures défectueuses.

Teste tes connaissances

Quiz : le pas et le trot

4 questions
  1. Combien de temps compte le pas ?

  2. Comment fonctionne le trot ?

  3. Quelle allure a un temps de suspension ?

  4. Qu’est-ce que le balancier de l’encolure au pas ?

Questions fréquentes

Pourquoi entend-on quatre battues au pas et deux au trot ?

Parce que le nombre de battues correspond au nombre de temps. Au pas, les quatre pieds touchent le sol séparément, soit quatre bruits distincts. Au trot, les deux diagonales se posent ensemble, ce qui ne fait que deux bruits.

Qu'est-ce que le temps de suspension ?

C’est le bref instant où le cheval n’a plus aucun pied au sol, comme s’il sautait d’une diagonale à l’autre au trot. C’est lui qui donne au trot son rebond et qui explique pourquoi on est secoué en trot assis.

Pourquoi accompagner l'encolure au pas ?

Parce que le cheval balance la tête à chaque foulée pour s’équilibrer. Si les mains restent figées, elles bloquent ce mouvement et gênent le cheval. De bonnes mains suivent l’encolure avec souplesse.

Le pas et le trot peuvent-ils être plus ou moins amples ?

Oui. On parle de pas et de trot moyen, allongé ou rassemblé selon l’amplitude demandée. Le cheval couvre alors plus ou moins de terrain, tout en gardant le même nombre de temps et la même régularité.

Pourquoi travailler les transitions pas-trot ?

Parce qu’elles assouplissent le cheval, le musclent et le rendent attentif aux aides. Des transitions nettes et préparées sont un excellent exercice, bien plus utile que de rester longtemps dans la même allure.

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