Trotter sur le bon diagonal et galoper sur le bon pied
Équitation et disciplines

Trotter sur le bon diagonal et galoper sur le bon pied

H Horseee 21 juin 2026 8 min de lecture

Deux réflexes font la différence dès qu’on tourne : trotter sur le bon diagonal et galoper sur le bon pied. Derrière ces expressions se cache une même idée, être du bon côté pour que le cheval reste équilibré dans les courbes. Ces deux notions sont au programme du Galop 3. On voit ici ce qu’elles signifient, pourquoi elles comptent et comment les reconnaître sans se tordre le cou.

Pourquoi se mettre du bon côté

Dans un tournant, le cheval doit s’incurver et s’équilibrer autour de sa jambe intérieure. Pour l’y aider, le cavalier se synchronise avec le postérieur intérieur, le moteur de la courbe : c’est lui qui engage sous la masse et porte le cheval dans le virage. Être sur le bon diagonal au trot, ou sur le bon pied au galop, c’est simplement accompagner ce postérieur au bon moment, plutôt que de gêner l’allure. Le confort suit : bien placé, on se sent porté, jamais ballotté.

À l’inverse, rester sur le mauvais diagonal ou le mauvais pied use le cheval de façon inégale. Toujours sollicité du même côté, il se muscle de travers et finit par avoir un dos qui travaille mal. Penser au bon diagonal et au bon pied, ce n’est donc pas une coquetterie de concours, c’est un geste de respect pour la mécanique du cheval.

Le trot enlevé et le bon diagonal

Au trot, les membres avancent par paires en diagonale : l’antérieur gauche avec le postérieur droit, puis l’antérieur droit avec le postérieur gauche. En trot enlevé, le cavalier se lève à une battue et se rassoit à l’autre, en rythme. Selon la battue qu’il choisit pour s’asseoir, il est sur un diagonal ou sur l’autre.

Schéma des deux diagonales du trot : antérieur gauche avec postérieur droit, antérieur droit avec postérieur gauche
Au trot, les membres fonctionnent par diagonales. On s’assoit quand l’antérieur extérieur se pose.

La règle est simple : on se rassoit quand l’antérieur extérieur se pose au sol, celui qui est du côté du pare-botte, près du mur. Sur un cercle à main droite, l’antérieur extérieur est le gauche : on s’assoit donc quand le gauche touche terre. À main gauche, c’est l’inverse. En s’asseyant à ce moment précis, on charge le dos pile quand le postérieur intérieur pousse, et le cheval garde son équilibre.

Pour vérifier sans regarder sous le ventre, il suffit de jeter un œil à l’épaule extérieure : on se lève quand elle avance, on s’assoit quand elle revient. Avec l’habitude, on le sent à l’assiette sans même regarder. Et si on s’aperçoit qu’on est sur le mauvais diagonal, pas de panique : il suffit de rester assis une battue de plus avant de reprendre le rythme, et l’on bascule sur le bon.

Le meilleur entraînement reste de changer souvent de main et de contrôler son diagonal à chaque fois, jusqu’à ce que le geste devienne automatique. Beaucoup de cavaliers prennent l’habitude de jeter un coup d’œil discret à l’épaule au départ du trot, puis n’y pensent plus. Avec le temps, le bon diagonal se prend tout seul, comme un réflexe.

Rien ne vaut une démonstration en selle. Cette vidéo montre, pas à pas, comment repérer et prendre le bon diagonal au trot enlevé.

Le galop et le bon pied

Au galop, la même logique s’applique avec le membre meneur, l’antérieur qui se tend le plus loin vers l’avant. Sur un cercle à main droite, on veut que l’antérieur intérieur, le droit, mène : c’est le galop à droite, le bon pied pour cette courbe. Galoper sur le membre extérieur dans un virage, c’est le galop à faux, qui déséquilibre le cheval.

Pour reconnaître le bon pied, on regarde l’épaule et l’antérieur intérieurs : du bon côté, ils avancent nettement plus que les autres. Pour l’obtenir, on demande le départ dans un coin ou sur un cercle, là où la courbe incite naturellement le cheval à partir du bon membre. Tout le détail de l’allure est expliqué dans la fiche sur le mécanisme du galop.

Au début, on a souvent besoin d’un regard rapide à l’encolure pour confirmer son pied, et ce n’est pas tricher : même les cavaliers confirmés vérifient après un départ. L’important est de corriger aussitôt en cas d’erreur, en repassant au trot quelques foulées avant de redemander le galop, du bon côté cette fois.

3
Fiche de révision

Bon diagonal et bon pied

Galop 3

Le but

  • S'équilibrer dans les courbes
  • Accompagner le postérieur intérieur
  • Plus de confort en selle

Le bon diagonal

  • S'asseoir quand l'antérieur extérieur se pose
  • Regarder l'épaule extérieure
  • Changer : rester assis un temps de plus

Le bon pied

  • Membre meneur intérieur en courbe
  • Galop à droite à main droite
  • Mauvais membre = galop à faux

Teste tes connaissances

Quiz : bon diagonal et bon pied

6 questions
  1. À quoi sert de trotter sur le bon diagonal ?

  2. Au trot enlevé, quand doit-on se rasseoir pour être sur le bon diagonal ?

  3. Comment vérifier son diagonal sans regarder sous le ventre ?

  4. Comment change-t-on de diagonal ?

  5. Sur un cercle à main droite, quel galop veut-on ?

  6. Comment reconnaît-on le bon pied au galop ?

Le bon diagonal et le bon pied font partie du travail sur les allures. Pour compléter, révise le mécanisme du galop, le mécanisme du pas et du trot et le galop à faux, et soigne ta position à cheval. Pour le reste, retourne à la fiche Galop 3.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le bon diagonal au trot ?

Au trot enlevé, c’est le fait de se rasseoir au moment où l’antérieur extérieur se pose au sol. On accompagne alors le postérieur intérieur, ce qui équilibre le cheval dans les courbes et ménage son dos.

Comment savoir si je suis sur le bon diagonal ?

On regarde l’épaule extérieure du cheval : on doit se lever quand elle avance et s’asseoir quand elle revient. Avec l’habitude, on le ressent à l’assiette sans avoir besoin de regarder.

Comment changer de diagonal au trot ?

Il suffit de rester assis une battue de plus, puis de reprendre le rythme du trot enlevé. On bascule ainsi sur l’autre diagonal, sans s’arrêter.

Qu'est-ce que le bon pied au galop ?

C’est galoper avec l’antérieur intérieur comme membre meneur dans une courbe. Sur un cercle à main droite, on veut le galop à droite. Sur le mauvais membre, on parle de galop à faux, qui déséquilibre le cheval.

Pourquoi se synchroniser avec le postérieur intérieur ?

Parce que le postérieur intérieur est le moteur de la courbe : il engage sous la masse et porte le cheval dans le virage. Être sur le bon diagonal ou le bon pied, c’est l’accompagner au bon moment plutôt que de gêner l’allure.

À quel Galop apprend-on le bon diagonal et le bon pied ?

Le bon diagonal au trot enlevé et le bon pied au galop sont au programme du Galop 3, parmi les acquis indispensables pour bien tourner et équilibrer son cheval.

À approfondir

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