Tresser son cheval pour la compétition
Soins et santé

Tresser son cheval pour la compétition

H Horseee 21 juin 2026 8 min de lecture

Le jour d’un concours, un cheval tressé en impose : la crinière en jolies pelotes bien alignées, l’encolure mise en valeur, tout dit le soin qu’on lui porte. Tresser n’est pas qu’une coquetterie, c’est une marque de respect pour le juge et pour la discipline, attendue en dressage comme en concours de saut. Le geste s’apprend au Galop 6 et demande surtout de la patience. On voit ici pourquoi et comment tresser, étape par étape, avec les astuces qui font la différence.

Pourquoi tresser son cheval ?

On tresse avant tout pour la présentation en concours. Une crinière tressée souligne la ligne de l’encolure et donne une allure nette et soignée, très appréciée des juges en dressage, en CSO et plus encore en hunter, où la tenue compte dans la note. C’est aussi une tradition équestre, un petit rituel d’avant-épreuve qui fait partie du plaisir du concours.

Au-delà de l’esthétique, tresser dégage l’encolure pour le travail et évite que les crins ne s’emmêlent dans les rênes. Ce n’est pas réservé au haut niveau : dès qu’on sort en compétition, même amateur, on présente son cheval tressé. C’est le prolongement naturel du pansage, une fois le cheval propre et brillant.

Les différents types de tresses

Il n’existe pas une seule façon de tresser : selon la discipline, la longueur de la crinière et l’effet recherché, on choisit l’une ou l’autre. Les pelotes, ou boutons, sont les plus classiques en dressage et en CSO, une rangée de petits boutons ronds bien alignés. La tresse couchée, une longue tresse continue plaquée le long de l’encolure, convient aux crinières longues que l’on ne veut pas raccourcir. Les tresses cousues, dites hunter, alignent de nombreuses petites tresses plates et serrées, typiques des épreuves de hunter. Enfin, la tresse de la queue prolonge la présentation jusqu’au couvert.

Quatre types de tresses : les pelotes, la tresse couchée, les tresses cousues hunter et la tresse de la queue
Les principaux types de tresses, de la pelote de dressage à la tresse de queue.

Pour débuter, la pelote reste la plus polyvalente et la plus demandée : c’est celle que l’on apprend en premier, et celle que l’on détaille étape par étape plus bas.

Le matériel pour tresser

Pas besoin de grand-chose, mais le bon matériel fait gagner un temps précieux. Avant de commencer, on réunit :

  • un peigne à crinière, pour démêler et séparer des mèches régulières
  • des élastiques fins de la couleur des crins, ou du fil et une grosse aiguille à tresser pour un rendu de concours
  • un spray coiffant ou un peu d’eau, pour assouplir et faire tenir
  • une paire de ciseaux, une pince à crins et, bien utile, un petit escabeau pour rester à hauteur.

Le secret d’un beau tressage tient surtout à une crinière propre, démêlée et de longueur régulière. Sur une crinière trop épaisse ou inégale, on l’affine d’abord au peigne avant de tresser. Des crins sales ou gras glissent et ne tiennent pas : un bon coup de brosse la veille change tout.

Tresser la crinière, étape par étape

La tresse la plus courante en concours est la pelote, une petite tresse roulée en bouton le long de l’encolure. Voici comment procéder, du toupet vers le garrot.

Guide en 4 étapes pour faire une pelote : séparer une mèche, tresser, rouler en pelote, fixer
Les quatre temps d’une pelote, de la mèche au bouton fixé.
  1. Démêle et humidifie la crinière avec un peu de spray ou d’eau, pour des crins souples et dociles.
  2. Sépare des mèches régulières à l’aide du peigne. Plus les sections sont égales, plus le résultat sera net. On compte en général une douzaine à une quinzaine de mèches selon la longueur de l’encolure.
  3. Tresse chaque mèche bien serrée jusqu’au bout, puis bloque-la avec un élastique ou quelques points de couture.
  4. Roule la tresse sur elle-même en remontant vers la base des crins, pour former une pelote, et fixe-la contre l’encolure.
  5. Vérifie l’alignement de toutes les pelotes : elles doivent former une ligne régulière. On n’oublie pas le toupet, que l’on tresse de la même façon.

Au début, c’est long et imparfait, c’est normal. Avec l’habitude, on tresse une encolure en une vingtaine de minutes. La tradition veut souvent un nombre impair de pelotes sur l’encolure, le toupet ne comptant pas, mais l’essentiel reste la régularité de l’ensemble.

Et la queue ?

Selon la discipline, on présente aussi la queue tressée. La tresse de queue, dite tresse anglaise, se réalise le long du couvert, en prenant de fines mèches de chaque côté pour former un épi régulier qui descend jusqu’au milieu du tronçon. C’est plus technique que la crinière et cela demande de l’entraînement. Pour une première compétition, une queue simplement lavée, démêlée et égalisée au bas est déjà très propre : on garde la tresse de queue pour plus tard.

Les bons gestes

  • Partir d'une crinière propre et démêlée
  • Faire des mèches bien régulières
  • Humidifier légèrement pour assouplir
  • Choisir des élastiques de la couleur des crins
  • Prévoir du temps, sans se presser

Les erreurs à éviter

  • Tresser sur des crins sales ou gras
  • Des mèches inégales, larges puis fines
  • Serrer à l'excès : ça casse et gêne le cheval
  • Des élastiques voyants et trop gros
  • Oublier le toupet ou bâcler la fin
6
Fiche de révision

Tresser son cheval

Galop 6

Pourquoi

  • Pour le concours et la présentation
  • Met en valeur l'encolure
  • Dressage, CSO, hunter

Le matériel

  • Crinière propre et démêlée
  • Peigne, élastiques ou fil
  • Spray et escabeau

Le geste

  • Mèches régulières
  • Tresser puis rouler en pelote
  • Aligner, sans oublier le toupet

Teste tes connaissances

Quiz : tresser son cheval

5 questions
  1. Pourquoi tresse-t-on son cheval ?

  2. Comment doit être la crinière avant de tresser ?

  3. Comment s’appelle la petite tresse roulée en bouton sur l’encolure ?

  4. Que ne faut-il pas faire en tressant ?

  5. Quelle partie ne faut-il pas oublier de tresser ?

Tresser vient compléter une bonne routine de soins. Pour aller plus loin, révise le pansage du cheval, équipe-toi avec le bon matériel de pansage et veille à sa santé avec les soins de santé. Pour réviser le reste, retourne à la fiche Galop 6.

Questions fréquentes

Pourquoi tresse-t-on un cheval pour le concours ?

Pour le présenter sous son meilleur jour. La crinière tressée souligne l’encolure et donne une allure nette, attendue des juges en dressage, en CSO et surtout en hunter. C’est aussi une tradition équestre d’avant-épreuve.

Combien de pelotes fait-on sur l'encolure ?

En général une douzaine à une quinzaine, selon la longueur de l’encolure. La tradition veut souvent un nombre impair, le toupet ne comptant pas, mais le plus important reste la régularité et l’alignement des pelotes.

Faut-il mouiller la crinière pour tresser ?

On l’humidifie légèrement, avec un spray coiffant ou un peu d’eau, pour assouplir les crins et les rendre dociles. Il ne faut pas la détremper, juste l’assouplir. Une crinière propre tient bien mieux qu’une crinière grasse.

Quel matériel pour tresser son cheval ?

Un peigne à crinière, des élastiques fins de la couleur des crins ou du fil et une aiguille à tresser, un spray coiffant, des ciseaux et un petit escabeau pour travailler à hauteur. Rien de coûteux, mais le bon matériel fait gagner du temps.

Quand tresser avant un concours ?

Idéalement le matin même, sur une crinière propre lavée la veille. Tresser trop tôt, la veille au soir, risque de gêner le cheval la nuit et de défaire les pelotes. On prévoit une vingtaine de minutes une fois le coup de main pris.

À quel Galop apprend-on à tresser ?

Le toilettage et le tressage pour la présentation en concours font partie du programme du Galop 6, parmi les soins et la préparation du cheval de compétition.

À approfondir

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