L’Andalou (PRE)

L’Andalou (PRE)

Encolure arquée, crins ondulés et allures relevées : l’Andalou, ou Pure Race Espagnole (PRE), est l’un des plus anciens et plus prestigieux chevaux baroques. Monture des rois et des grands écuyers, il brille en dressage, en spectacle et en équitation de travail. Cousin du Lusitanien portugais, il incarne l’élégance ibérique. Découvre ce cheval de légende.

Andalou (PRE)Cheval ibérique · Espagne

Andalou (PRE)

Le cheval baroque des rois, fierté de l'Espagne

Taille
1,55 à 1,68 m
Robe
Gris, bai
Caractère
Noble, docile, courageux
Espérance de vie
25 à 30 ans
Prix dès
8 000 €

Origines et histoire

L’Andalou est élevé depuis des siècles en Andalousie, dans le sud de l’Espagne. Cheval de guerre puis monture d’apparat des cours royales européennes, il a longtemps été considéré comme le cheval le plus noble du monde, surnommé « cheval des rois ».

Son stud-book officiel, la Pure Race Espagnole (PRE), encadre aujourd’hui son élevage. Star des grandes écoles d’art équestre et des spectacles, l’Andalou rayonne dans le monde entier, en particulier en dressage.

À la Renaissance, l’Andalou était la monture la plus prisée des cours d’Europe et des écoles de haute école, qui ont bâti l’équitation classique autour de ses qualités. Son influence se retrouve dans de nombreuses races, du Lipizzan au Frison, ainsi que chez les chevaux du Nouveau Monde ramenés par les conquistadors.

En France, l’Andalou séduit un public croissant de cavaliers de dressage et de loisir, et les naissances de PRE y progressent chaque année. Son registre, tenu par l’association des éleveurs espagnols (ANCCE), encadre strictement les origines, les robes admises et la qualification des reproducteurs, gages de la pureté de la race.

Caractéristiques physiques

L’Andalou est un cheval compact et harmonieux, à l’allure typiquement baroque. Son encolure est puissante et joliment arquée, sa robe le plus souvent grise, ses crins abondants, longs et ondulés. Son profil est droit à légèrement convexe.

Ses allures sont relevées et spectaculaires, avec une grande capacité de rassembler. Cette morphologie et cette souplesse le rendent particulièrement doué pour les exercices de haute école.

Côté gabarit, l’Andalou toise en moyenne de 1,55 m à 1,70 m au garrot pour un poids de 450 à 600 kg, les étalons étant souvent plus grands que les juments. Son corps est compact et musclé : poitrine large, dos court et solide, croupe arrondie et membres puissants. Cette morphologie ramassée, alliée à une grande souplesse, explique sa facilité à se rassembler et à exécuter les mouvements de haute école.

Un détail trahit souvent la race : sa crinière et sa queue exceptionnellement longues, épaisses et ondulées, parfois presque jusqu’au sol, qui participent à son allure spectaculaire en présentation.

Ses allures sont relevées et cadencées, avec un trot souple et expressif et un galop rassemblé qui le prédisposent naturellement au dressage. Cette gestuelle, héritée de siècles de sélection pour la haute école, est l’une de ses grandes signatures.

Caractère et tempérament

Noble, docile et courageux, l’Andalou noue un lien fort avec son cavalier. Sensible sans être nerveux, généreux et très maniable, il apprend vite et reste agréable à vivre. Ces qualités héritées du travail du bétail et de l’art équestre en font un partenaire d’exception.

Sous la selle, l’Andalou se distingue par sa réactivité et son envie de bien faire : il répond à des aides très discrètes, ce qui le rend grisant à travailler mais demande un cavalier au tact sûr. Mal compris, il peut s’inquiéter ou se braquer, mais une relation de confiance en fait un partenaire d’une fidélité remarquable.

Aptitudes et disciplines de prédilection

L’Andalou excelle en dressage et en équitation de travail (doma vaquera), où sa maniabilité et son rassembler font merveille. C’est aussi une vedette des spectacles équestres et de l’art équestre traditionnel.

Polyvalent et brave, il convient aussi au loisir pour qui apprécie un cheval fin et réactif. Sa prestance en fait une star des présentations et carrousels.

Sa beauté et sa présence en font aussi une vedette des défilés, des carrousels et du cinéma. En loisir, sa maniabilité et son courage le rendent agréable en extérieur, pour qui apprécie un cheval réactif et profondément attaché à son cavalier.

On le retrouve enfin dans les grandes écoles de tradition équestre, où il perpétue les figures de la haute école : piaffer, passage, pirouettes et airs relevés. C’est cette polyvalence entre travail savant et spectacle qui a forgé sa renommée mondiale.

Pour un cavalier de loisir averti, il offre une monture sûre en extérieur et un vrai plaisir au quotidien, à condition d’entretenir son travail pour canaliser son énergie. Sa polyvalence va du manège à la balade, du carrousel à la simple promenade complice.

Alimentation et entretien

L’Andalou est un cheval rustique qui n’a pas besoin d’une ration très riche. Comme tout cheval porté sur le rassembler, il réclame surtout une alimentation équilibrée et un apport énergétique adapté à sa charge de travail, sans excès qui le rendraient inutilement vif.

Son entretien principal concerne ses crins : crinière et queue longues et fournies demandent un démêlage régulier et soigné pour éviter les nœuds. Une ferrure ou un parage classiques et les soins de base suffisent par ailleurs à ce cheval solide.

Santé et espérance de vie

Bien suivi, l’Andalou vit en moyenne 25 à 30 ans. La race reste globalement saine, même si certaines lignées peuvent présenter des sensibilités digestives surveillées par les éleveurs sérieux. Un travail progressif protège ses articulations, en particulier sur les exercices de rassembler les plus exigeants.

Rustique et solide, l’Andalou jouit en général d’une bonne santé et d’une belle longévité. Sa morphologie compacte et son bon mental limitent les soucis, à condition d’un travail progressif, surtout pour le rassembler.

Une bonne hygiène de vie, un entraînement adapté et les soins réguliers suffisent à le garder en forme. Ses crins abondants demandent un entretien soigné.

Prix et budget

Comptez en moyenne 8 000 à 25 000 € pour un Andalou, selon ses origines, sa robe et son niveau de dressage. Les sujets de haut niveau ou issus de lignées réputées atteignent des prix bien supérieurs.

À l’entretien, c’est un cheval rustique au budget classique : pension, maréchal et soins de base, complétés par l’entretien régulier de ses crins.

À l’entretien, comptez le budget habituel d’un cheval de selle : pension (de 150 à 600 € par mois selon la formule et la région), maréchal toutes les six à huit semaines, vaccins, vermifuges et suivi vétérinaire. L’Andalou n’engendre pas de frais particuliers, hormis l’entretien soigné de ses crins.

À qui convient cette race ?

L’Andalou convient à un cavalier intermédiaire à confirmé attiré par le dressage, l’équitation de travail ou le spectacle. Maniable et généreux, il récompense un travail fin et une vraie relation. Ce n’est pas un cheval de grand débutant, mais un partenaire noble pour progresser vers l’art équestre.

Concrètement, il convient au cavalier de bon niveau (à partir du Galop 5) qui rêve de dressage, d’équitation de travail ou de spectacle et qui a le temps de construire une vraie complicité. Il fera moins le bonheur de qui cherche un cheval d’obstacle ou une monture passe-partout pour le club.

Cette race fait partie de notre encyclopédie des races de chevaux, où tu peux la comparer aux autres et trouver celle qui te correspond.

À voir aussi : Le Lipizzan, le cheval blanc baroque de l’Ecole de Vienne.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre l'Andalou et le PRE ?

Aucune : « Andalou » est le nom courant, « Pure Race Espagnole » (PRE) est le nom officiel du stud-book. Ce sont deux façons de désigner le même cheval baroque espagnol.

Andalou et Lusitanien, c'est pareil ?

Non, mais ils sont cousins. L’Andalou est espagnol (PRE), le Lusitanien est portugais. Longtemps confondus, ils ont chacun leur stud-book, avec des nuances de morphologie et de sélection.

L'Andalou est-il bon en dressage ?

Oui, c’est l’une de ses grandes spécialités. Sa maniabilité, son rassembler naturel et son mental généreux en font un excellent cheval de dressage et de spectacle, jusqu’au haut niveau.

L'Andalou convient-il à un débutant ?

C’est un cheval fin et sensible, plutôt destiné à un cavalier intermédiaire ou confirmé. Bien dressé, il peut convenir à un cavalier en progression bien encadré.

Combien coûte un cheval Andalou ?

En moyenne 8 000 à 25 000 €, et davantage pour les chevaux de dressage de haut niveau ou les belles lignées. Son entretien reste celui d’un cheval rustique.

Quelle est la robe d'un cheval andalou ?

Le gris domine très largement, du gris foncé à la naissance au gris clair, voire blanc, avec l’âge. On rencontre aussi des Andalous bais et, plus rarement, noirs ou isabelles.

L'Andalou est-il rare en France ?

Non, il y est de plus en plus présent : les naissances de PRE progressent chaque année et de nombreux élevages français en proposent. Il reste plus cher qu’un cheval de selle classique, mais bien moins rare qu’autrefois.

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