Une fois les bases comprises, reste à composer une ration équilibrée. Tous les chevaux ne mangent pas la même chose : un poney de balade et un cheval de concours n’ont pas les mêmes besoins. Pour t’y retrouver, il faut connaître les trois grandes familles d’aliments, leur rôle et la place que chacune occupe dans la gamelle. Voici comment raisonner.
Les besoins alimentaires
Les trois familles
- Fourrages : la base
- Concentrés : l'énergie
- Minéraux : l'équilibre
Doser la ration
- Selon le travail et l'âge
- Le fourrage reste majoritaire
- Les concentrés en complément
Les règles
- Eau propre à volonté
- Repas fractionnés
- Transitions progressives
À retenir : Le fourrage forme la base, les concentrés apportent l'énergie selon l'effort, les minéraux complètent l'équilibre.
Les trois familles d’aliments
La ration d’un cheval se construit à partir de trois grandes familles, qui ne jouent pas le même rôle. La première, et de loin la plus importante, ce sont les fourrages. Viennent ensuite les concentrés, sources d’énergie, puis les compléments minéraux qui assurent l’équilibre. Le tableau ci-dessous résume tout cela.
| Famille | Exemples | Son rôle |
|---|---|---|
| Les fourrages | Herbe, foin, enrubannage | La fibre, base de la ration et moteur du transit |
| Les concentrés | Granulés, avoine, orge, floconnés | Apporter de l’énergie aux chevaux qui travaillent |
| Les compléments | Minéraux et vitamines (CMV), sel | Combler les manques et équilibrer la ration |



Le fourrage doit toujours rester l’aliment majoritaire, car c’est lui qui respecte la digestion du cheval, comme nous l’expliquons dans la fiche sur l’alimentation de base du cheval. Les concentrés ne sont qu’un complément, à réserver aux chevaux dont le travail dépense beaucoup d’énergie. Un cheval de loisir au pré n’en a souvent pas besoin du tout.
Adapter la ration à chaque cheval
Il n’existe pas de ration unique. Pour bien doser, on tient compte de plusieurs facteurs : le poids du cheval, l’intensité de son travail, son âge, et son état général. Un cheval de sport en pleine saison aura besoin de plus d’énergie qu’un cheval à la retraite. Un jeune en croissance ou une jument qui attend un poulain ont aussi des besoins particuliers.
| Type de cheval | Orientation de la ration |
|---|---|
| Cheval de loisir, peu de travail | Fourrage à volonté, minéraux et sel, peu ou pas de concentrés |
| Cheval de sport, gros travail | Fourrage à la base, concentrés en complément d’énergie |
| Jeune, jument suitée ou âgé | Besoins spécifiques, conseil du vétérinaire recommandé |
Pour savoir si la ration est juste, on observe l’état du cheval : ni trop maigre, ni trop gras. C’est tout l’intérêt de surveiller sa note d’état corporel, qui permet d’ajuster les quantités au fil des saisons et du travail.
Les règles à ne pas oublier
Quels que soient les aliments choisis, les grands principes de prudence restent les mêmes. On distribue les concentrés en plusieurs petits repas plutôt qu’en une seule grosse ration, on garde de l’eau propre à disposition en permanence, et on change tout aliment de façon progressive sur plusieurs jours. Ce sont ces habitudes, plus que la marque des granulés, qui préservent la santé du cheval.
Une ration bien pensée
- Le fourrage en majorité
- Des concentrés selon le travail
- Des minéraux et du sel
- Des repas fractionnés
Les pièges classiques
- Trop de concentrés, peu de foin
- Distribuer un seul gros repas
- Oublier l'eau ou le sel
- Suralimenter un cheval à l'arrêt
En cas de doute sur la ration idéale, notamment pour un cheval qui maigrit, grossit ou travaille beaucoup, le vétérinaire ou un nutritionniste équin reste le meilleur conseil. Mieux vaut un avis éclairé qu’un excès de concentrés qui ferait plus de mal que de bien.
Teste tes connaissances
Quiz : les besoins alimentaires
4 questions-
Quelle famille d’aliments doit rester majoritaire ?
Le fourrage reste la base de toute ration, car il respecte la digestion du cheval.
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À quoi servent surtout les concentrés ?
Granulés et céréales apportent un surplus d’énergie, utile seulement si le cheval se dépense.
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Qu’apporte un complément minéral et vitaminé ?
Le CMV et le sel complètent la ration pour éviter les carences.
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Comment doser la ration d’un cheval ?
Chaque cheval est différent : on adapte selon ses besoins réels.
Questions fréquentes
Mon cheval de loisir a-t-il besoin de granulés ?
Souvent non. Un cheval peu sollicité, qui a accès à de l’herbe ou à du foin à volonté, ainsi qu’à des minéraux et du sel, couvre généralement ses besoins. Les concentrés ne deviennent utiles que lorsque le travail augmente.
Peut-on donner trop de concentrés ?
Oui, et c’est une erreur fréquente. Trop de céréales par rapport au fourrage perturbe la digestion et peut favoriser coliques et autres troubles. Les concentrés restent un complément, jamais la base de la ration.
Le sel est-il vraiment indispensable ?
Oui. Le cheval perd du sel en transpirant et en a besoin au quotidien. Une simple pierre à sel à lécher, disponible en permanence, permet à l’animal de se servir selon ses besoins.
Comment savoir si je nourris trop ou pas assez ?
En surveillant l’état corporel du cheval et son comportement. Des côtes trop visibles ou au contraire totalement noyées sous la graisse indiquent qu’il faut ajuster. En cas de doute, on demande conseil au vétérinaire.



